L'incredibeul Dr Ffolkes

Radiologue du quotidien, le Dr Ffolkes est surtout un grand malade. Vous ne comprenez pas ? Vous voulez que je vous fasse un dessin ?

30 octobre 2007

Comment le Dr Ffolkes a failli mourir

Lieu : La cuisine.

Circonstances : Le repas du soir.

Suspects : Le colonel Moutarde, le docteur Olive ou Mademoiselle Rose.

Arme : Une essoreuse à salade.

Faits : Tentative de décapitation sauvage et néanmoins non désirée.

D_capitation___la_salade

Il s'en est fallu d'un quart de poil de mollet de fourmi...
Mais qu'est-ce qui m'a pris, aussi, de vouloir faire une VRAIE salade ? Je n'ai jamais eu ce problème avec les salades en sachet ! Non, vraiment, comme dirait ma grand-mère, on vit une époque bien dangereuse...

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09 septembre 2007

Elevés en pleine aire (de jeu)

Hier soir, en (rien à) football, le coq français est resté en tête de sa poule nous expliquent les journalistes.

Pendant ce temps-là, les rugbymen marchent sur des oeufs...

Posté par Dr Ffolkes à 12:57 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

05 septembre 2007

Da Vinchie (dans la) Colle

Je viens d'apprendre un peu par hasard un détail révélateur : ma soeur bien aimée est convaincue que Victor Hugo est l'auteur du Da Vinci Code.
Je ne suis pas surpris outre mesure (on est tous illettrés dans la famille), mais cela me rappelle surtout une époque pas si lointaine où je guerroyais contre les chantres de la Culture divinement missionnés pour répandre la grande littérature sur le bas peuple supposé abruti.
C'était quelque part en 2004.
Je travaillais alors ailleurs, dans une merdiathèque où nous organisions régulièrement des "réunions d'acquisition" (et d'inquisition aussi) pour définir à plusieurs si tel ou tel ouvrage vallait le coup d'être acheté. Et, histoire d'avoir deux fois plus d'occasions de se prendre la tête, on faisait une réunion par genre.

Or s'il en est une que je ne devais manquer sous aucun prétexte, c'était bien celle sur les romans policiers.
Quand on s'occupe d'un bibliobus, dont le lectorat tourne en moyenne autour des soixante-dix printemps, on peut acheter n'importe quoi du moment qu'on n'oublie pas Danielle Steel, les romans de terroir et les polars. Ce genre d'erreur fatale se paie généralement dans le goudron et les plumes.
C'est dire si je suis vite devenu un fidèle des réunions d'acquisition "romans policiers". Alors qu'à part Sherlock Holmes et les Agatha Christie, je n'en lis jamais.

Et voilà qu'un beau jour (ou peut-être une nuit, près d'un lac, etc, etc, etc...) arrive sur la table le bouquin d'un illustre inconnu, Dan Brown, au titre parfaitement incompréhensible : Da Vinci Code. Au départ, j'ai même cru qu'il y était question de digicode et de parkings souterrains...
Naaan, ce n'est pas tout-à-fait exact. J'en avais entendu parler dans la presse professionnelle. Il est vrai que l'éditeur faisait un matraquage d'enfer autour de ce livre qui - à l'en croire - était déjà culte avant même d'être écrit. Je me suis dit que ça plairait sûrement à mes petits vieux. A leur âge, il leur faut des mystères, des complots et des sudokus, y a pas à tortiller.
J'attends donc que tous mes vénérables collègues à air pincé aient fini de dire "C'est de la merde !", "J'veux pas d'un truc pareil dans MA bibliothèque !" ou "De toute façon, ça ne marchera jamais !" pour tendre un doigt (l'index, pour le moment) et dire bien fort : "Moi je le prends !"

Je me souviendrai probablement toujours des mines compassées, contrites et cons tout court qui se sont alors tournées vers moi. J'en ai même entendu penser : "Pauvre petit, ce n'est pas de sa faute, il est de la génération Dorothée !" Mais j'ai tenu bon, embarquant dans la galère un collègue d'une autre annexe sacrilège.

La suite appartient à la toute petite histoire, au compte en banque du sieur Dan Brown, à la tignasse de Tom Hanks et aux répliques cu-cultes d'Audrey Tautou.
En tout cas, mes vieux, ils l'ont adoré, le Da Vinci Crotte. Y en a même un qui l'a lu en une nuit (c'est pratique, les insomnies). Le Da Vinci Code, c'était le Harry Potter des centenaires. Sauf que la comparaison s'arrête là, parce que depuis je l'ai lu, et il faut quand même admettre que c'est un indigeste pavé, aussi inintéressant et prévisible que mal écrit.

Bin quoi ? Y en a parmi vous qui pensaient que les bibliothécaires lisent les bouquins qu'ils achètent ?

...

Mouhahahahahahahahahahah !!!

Posté par Dr Ffolkes à 23:38 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

13 mai 2007

Coming soon

Parce que les Fatals Tricards ont laissé intact le petit oiseau de Marie Myriam...

Parce que j'ai passé le ouikende a ramasser des grands ados cintrés dans des armures qui beuglent des numéros, courent après un ballon ovale et pensent qu'à plus de quarante ans on peut encore joyeusement perdre quelques molaires...

Parce que j'ai décidé de suivre la voie des Justes, éclairé que je fus par le Juste Jost...

Bientôt, sur ce blog, vous me verrez à poil.

Posté par Dr Ffolkes à 23:47 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

11 mai 2007

"Tremble carcasse...

... si tu savais où je t'emmène, tu tremblerais encore plus." (Turenne)

Mais foin d'envolées littéraires.

L'heure est grave.

J'écrirai peut-être mon prochain billet du fond de ma cellule.
(En surveillant tout de même du coin de l'oeil le gros Robert, mon co-détenu, qui n'a pas vu de chair humaine depuis de trop longs mois.)
Ce sera plus difficile pour vous l'envoyer, ce billet, lecteurs chéris (vous permettez que je vous appelle "lecteurs" ?). Ca va me coûter un max de timbres. Et pour ce que je sais du salaire des détenus...

Mais je sens déjà une sourde inquiétude vous envahir, et une question angoissée vous brûler les lèvres : "Mais-euh, pourquoiiiiiiiii ???"
Quelle folie va entraîner votre aventurier préféré dans un sordide cul-de-basse-fosse ? Rien de bien glorieux en vérité. Je serai bientôt embastillé sur dénonciation d'un individu impayable que - par charité bien ordonnée - je travestirai sous le pseudonyme de Monsieur X.

Monsieur X est gentil, curieux, câlin, etc. Bref, "l'homme le plus modeste du monde". Ne riez pas, c'est très sérieux. C'est lui-même qui l'affirme sur ses différents blogs (c'est un frénétique, il en ouvre en moyenne deux ou trois par semaine). Et moi je le crois. De plus, Monsieur X est écrivain. Donc, un homme de Goût, un défenseur des Belles Lettres, une perle de Culture. Cela aussi, je le crois, malgré les tentatives désespérées de sa copine pour nous convaincre qu'il est en réalité un "joueur acharné à guild wars" ; on n'est jamais trahi que par les siens !

Mais ce n'est pas tout. Monsieur X est aussi un champion du monde ; ça dépasse même tout ce que vous pourriez imaginer. Monsieur X a une marotte (Monsieur X, si tu me lis, ceci n'est pas un gros mot) : dès que sa foisonnante vie d'écrivain lui laisse cinq minutes de répit, il redresse les torts, il conspue, il vilipende, il dénonce à la vindicte populaire, il écrase de ses foudres olympiennes, il éclaire ses contemporains sur la vraie nature du Bien.
D'ailleurs, pour l'aider dans cette rude entreprise, il a créé un blog héroïquement baptisé "blog anti sarkozy", du nom de son ennemi héréditaire, comme Le Spectre est l'ennemi de James Bond. Et notre champion de déverser - dans des harangues à faire pâlir d'envie d'anciens dirigeants staliniens - tout son mépris pour notre nouvel empereur président, sous les vivats énamourés de sa groupie concubinesque.

J'ai réagi - un peu vivement, je le confesse - à une note sobrement intitulée "Heil Sarkozy !", en faisant remarquer qu'on pouvait aussi parfois garder la tête froide et les pieds sur terre, que je comprenais la tristesse et l'accablement mais qu'il fallait profiter de cette épreuve pour grandir un peu et devenir un homme (mon fils). Je l'implorais également d'oublier (ou de hâter, je ne sais plus très bien, il supprime les commentaires à une telle vitesse !) son fol projet de fuite en Belgique, estimant qu'après tout nos cousins belges ne méritaient pas ça.
Pourtant, son ode à la France perdue ("La France que j'aimais...", etc.) était belle comme du Malraux un jour de Panthéon. Il y avait un côté "Appel du 7 mai 2007" mêlé de tragédie Feux-de-l'amourienne, c'était très touchant. Tel un enfant apeuré et blessé, je le prenais aussitôt sous mon aile bienveillante.

Pour toute réponse, j'ai reçu ce courriel :
"LE MARTYR REBELLE A 2 EUROS IL T'EMMERDE
pour commencer, il est probable que je sois plus agé que toi... (j'ai 41 ans) enssuite, je te permet pas de faire ce genre de remarque debiles sur mon blog. Bye"

Dans un premier temps, j'ai été blessé dans mon orgueil de nouveau père autoproclamé. Oedipe venait de tuer Laïos. Et dans sa révolte, le pauvre chou perdait la notion des choses (de son âge, principalement, puisqu'il proclame un peu partout qu'il a 31 ans).
Et puis je me suis dit que j'avais sûrement mal lu, ou que je n'avais peut-être pas été assez clair. Je lui ai donc répondu - dans ce style si imprécis qu'est le mien - que je me sentais des appétences libertaires non dénuées d'un goût certain pour la politesse.
J'ai attendu fébrilement sa réponse, comme un adolescent attend son premier rendez-vous. Elle n'a guère tardé à arriver, dans un style merveilleusement sibyllin que je vous laisse apprécier :

"GROS CON"

Je vous avez prévenu, c'est sibyllin.

C'est alors que j'ai senti perler la sueur dans mon dos. Monsieur X serait-il omniscient (qui mal y pense) ? Comment sait-il que je suis gros ? Monsieur X serait-il un avatar de Big Brother ?
Nous fûmes quelques-uns à nous en alarmer, parmi lesquels un certain Hardy et l'inénarrable Jost Van Dyke.
Et là, HORREUR ! Le mythe vole en éclats ! Notre héros brandit au-dessus de nos têtes vides mille-et-une malédictions portant nom de "justice", "brigade de répression des gros vilains du ouèbe", "lotion anti-troll" (ah, non, pas celle-là, excusez-moi !), et la plus belle de toutes : "procès". Pour je-ne-sais-plus-quoi ; "divergence d'opinion" peut-être ?
Certains d'entre nous, pauvres choses condamnées à l'enfer éternel, ont exhumé leurs Dalloz et lui ont patiemment expliqué, point par point, que s'il en est un qui a éventuellement du souci à se faire en la matière, c'est lui, Monsieur X, car ses casseroles à lui s'appellent "diffamation", "injures", "propos négationnistes", etc.
Votre serviteur s'est lui-même fendu d'un dernier commentaire (rapidement expédié aux oubliettes dudit blog, d'ailleurs !) que je vous livre ici :

"Oui, alors tiens, justement, puisqu'on en parle : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais, hein ? Si tu veux fidéliser tes lecteurs, évite de leur envoyer des mails d'insultes, ce n'est pas très gentil. Pour la prochaine fois, tu me copieras cent fois : "Je n'insulte pas les gens que je ne connais pas, même s'ils ne sont pas d'accord avec moi." Bon, allez, ça passe pour cette fois, mais maintenant, file dans ta chambre, petit garnement !"

Croyez-vous que cela l'eusse arrêté ? Eh bin non ! Point du tout ! Je vous l'avez dit : une belle tête de vainqueur.
Maintenant je vous laisse, je m'en vais de ce pas me constituer prisonnier au commissariat le plus proche.
Adieu, donc. Je vous emporte toutes et tous dans mon coeur !

Posté par Dr Ffolkes à 10:40 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

07 mai 2007

Un malheur n'arrive jamais seul...

Comme annoncé chez Bat Turalo, voici ce que pensent le docteur Ffolkes et Kouigna Man de L'affaire...

Dr_Ffolkes___Kouigna_Man

Posté par Dr Ffolkes à 22:47 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

03 mai 2007

Elvis forever

Je me suis bien emm... hier soir (il faut dire qu'il n'y avait pas grand'chose à la télé non plus), alors j'ai écouté du Elvis. Résultat des courses, j'ai Suspicious minds en boucle dans la tête depuis ce matin.

Mais il y a pire.

Largement pire.

Quand je lis les conneries de certains, , j'ai bien envie de voter Sarkozy.

Mes enfants, on est mal barré...
(Qui a dit "provocateur" ?)


Elvis Presley - Suspicious Minds

(Merci encore une fois à Zabouchka pour son précieux cadeau...)

Posté par Dr Ffolkes à 09:16 - Vampire que tout ! - Permalien [#]

04 avril 2007

Quinze marins sur l'bahut du mort...

... yop-la-o, et une bouteille de rhum !

A boire et l'diable avait réglé leur sort

Yop-la-o, et une bouteille de rhum !

bilde

On pourra m'accuser de ce qu'on voudra, ou m'expliquer des tas de trucs compliqués sur la situation politique et diplomatique dans cette région du monde, je m'en bats les hublots. Ce que je vois, c'est quinze marins au milieu d'un jeu dangereux qui s'appelle "Qui manipule qui ?"

Il y a chez les marins un concept simple : la solidarité des gens de mer. Fussent-ils de la perfide Albion. Ces quinze-là risquent, comme des milliers d'autres à venir, d'être sacrifiés sur l'autel de la bêtise, de la provocation et d'obscurs intérêts qui les dépassent. La stratégie qui consiste à jeter de l'huile sur le feu pour voir à quel moment ça va s'enflammer me laisse dubitatif...

Posté par Dr Ffolkes à 10:14 - Vampire que tout ! - Permalien [#]
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