09 septembre 2007
En finir avec les programmes pour enfants
J'avais fait ce dessin pour l'amie Izza, à l'époque de feu la JLB...
Mais en fait, je m'étais trompé de cible ! Dora, c'est gentillet à côté d'autres horreurs ! Heureusement, l'excellente planche du non moins excellent Oncle Paul m'a ouvert les yeux...
N'empêche, ça fait quand même du bien...
Elevés en pleine aire (de jeu)
Hier soir, en (rien à) football, le coq français est resté en tête de sa poule nous expliquent les journalistes.
Pendant ce temps-là, les rugbymen marchent sur des oeufs...
05 septembre 2007
Da Vinchie (dans la) Colle
Je viens d'apprendre un peu par hasard un détail révélateur : ma soeur bien aimée est convaincue que Victor Hugo est l'auteur du Da Vinci Code.
Je ne suis pas surpris outre mesure (on est tous illettrés dans la famille), mais cela me rappelle surtout une époque pas si lointaine où je guerroyais contre les chantres de la Culture divinement missionnés pour répandre la grande littérature sur le bas peuple supposé abruti.
C'était quelque part en 2004.
Je travaillais alors ailleurs, dans une merdiathèque où nous organisions régulièrement des "réunions d'acquisition" (et d'inquisition aussi) pour définir à plusieurs si tel ou tel ouvrage vallait le coup d'être acheté. Et, histoire d'avoir deux fois plus d'occasions de se prendre la tête, on faisait une réunion par genre.
Or s'il en est une que je ne devais manquer sous aucun prétexte, c'était bien celle sur les romans policiers.
Quand on s'occupe d'un bibliobus, dont le lectorat tourne en moyenne autour des soixante-dix printemps, on peut acheter n'importe quoi du moment qu'on n'oublie pas Danielle Steel, les romans de terroir et les polars. Ce genre d'erreur fatale se paie généralement dans le goudron et les plumes.
C'est dire si je suis vite devenu un fidèle des réunions d'acquisition "romans policiers". Alors qu'à part Sherlock Holmes et les Agatha Christie, je n'en lis jamais.
Et voilà qu'un beau jour (ou peut-être une nuit, près d'un lac, etc, etc, etc...) arrive sur la table le bouquin d'un illustre inconnu, Dan Brown, au titre parfaitement incompréhensible : Da Vinci Code. Au départ, j'ai même cru qu'il y était question de digicode et de parkings souterrains...
Naaan, ce n'est pas tout-à-fait exact. J'en avais entendu parler dans la presse professionnelle. Il est vrai que l'éditeur faisait un matraquage d'enfer autour de ce livre qui - à l'en croire - était déjà culte avant même d'être écrit. Je me suis dit que ça plairait sûrement à mes petits vieux. A leur âge, il leur faut des mystères, des complots et des sudokus, y a pas à tortiller.
J'attends donc que tous mes vénérables collègues à air pincé aient fini de dire "C'est de la merde !", "J'veux pas d'un truc pareil dans MA bibliothèque !" ou "De toute façon, ça ne marchera jamais !" pour tendre un doigt (l'index, pour le moment) et dire bien fort : "Moi je le prends !"
Je me souviendrai probablement toujours des mines compassées, contrites et cons tout court qui se sont alors tournées vers moi. J'en ai même entendu penser : "Pauvre petit, ce n'est pas de sa faute, il est de la génération Dorothée !" Mais j'ai tenu bon, embarquant dans la galère un collègue d'une autre annexe sacrilège.
La suite appartient à la toute petite histoire, au compte en banque du sieur Dan Brown, à la tignasse de Tom Hanks et aux répliques cu-cultes d'Audrey Tautou.
En tout cas, mes vieux, ils l'ont adoré, le Da Vinci Crotte. Y en a même un qui l'a lu en une nuit (c'est pratique, les insomnies). Le Da Vinci Code, c'était le Harry Potter des centenaires. Sauf que la comparaison s'arrête là, parce que depuis je l'ai lu, et il faut quand même admettre que c'est un indigeste pavé, aussi inintéressant et prévisible que mal écrit.
Bin quoi ? Y en a parmi vous qui pensaient que les bibliothécaires lisent les bouquins qu'ils achètent ?
...
Mouhahahahahahahahahahah !!!
Steve nous a-t-il fossett compagnie ?
Bientôt (peut-être), la suite de notre feuilleton : le riche Steve s'est-il fait tailler un short ?
02 septembre 2007
Fictoire !!!
J'en ai ch... des bulles (papales), mais finalement... in ze pocket ! Je suis de retour, et je vous préviens : ça va barder !!! (Enfin, p'têt pas tout de suite...)
24 août 2007
One degree a week keeps the doctor away (tiens, ça ne rime plus !)
Mes agneaux, mes gazelles, mes lectrices et lecteurs chéris,
-stop-
Je vous abandonne pendant une petite semaine -stop-
Une affaire de la plus haute importance à régler quelque part entre la France et la Suisse -stop-
Espère vous retrouver intacts à mon retour -stop-
Bien à vous -stop-
Votre docteur -stop-
Nebulosus Ffolkes -stop-
-stop- -stop-
Bon, en fait, pour tout vous dire, je rejoins le centre de formation de la Croix-rouge pour passer un ultime diplôme, celui qui me permettra (si je l'obtiens, évidemment) de former les équipiers secouristes qui, demain, peut-être, viendront vous porter secours. Si je réussis, j'aurais atteint le dernier objectif que je m'étais fixé dans ce domaine. C'est vous dire si je ne ressens aaaaaaaaaaaaaaaabsolument aucune pression...
En attendant, prenez soin de vous. Je vous embrasse (allez hop ! Tournée généreuse !).
Et soyez sages, hein, je vous ai à l'oeil ! (Et même les deux)

16 août 2007
"Avec le froid qu'il fait, mieux vaut prendre une veste !" (Mon tailleur)
Le délicat Mike a lancé sur son blog un petit jeu ("Autant en emporte le vent") qui consiste à narrer sa plus belle veste sentimentale. Comme il n'y a rien à gagner, on peut estimer que c'est uniquement pour la gloire, la presse people et l'amusement du peuple. Par masochisme aussi, sûrement.
Comme aujourd'hui je suis d'humeur ludique, je vais faire un bref voyage dans le passé et revivre avec vous des événements peu glorieux qui refusent obstinément de disparaître dans les oubliettes de ma mémoire.
C'était donc il y a bien longtemps...
Elle avait un tour de poitrine à faire damner tout un panthéon, et ce cadeau divin rayonnait dans la plus charmante vivacité de sa jeunesse. Et elle s'appelait N.
Mais pour mes parents, c'était la "fille du parc à moutons". Parce qu'allez savoir pourquoi, en pleine ville, devant chez les siens (de parents), il y avait un parc à moutons. Même pas à eux. Il était juste planté là, ce parc, devant ses fenêtres. Et mes parents avaient le sens de la formule. Mais moi, je m'en secouais les joyeuses, parce que j'en étais un peu namoureux, de la fille du parc à moutons, même que je trouvais ça drôlement mignon parce que ça me faisait penser à La bergère et le ramoneur. C'était bô. C'était romantique. C'était tout moi à l'époque.
Cela faisait des mois que je lui tournais autour comme la mouche avec un pot de confiture de groseilles, allant jusqu'à trouver vââââââââchement bien Jean-Jacques Goldman uniquement parce qu'elle en était fana.
Et puis un jour est arrivée L'OCCASION : la fête qui venait clôturer les épreuves du bac. Une orgie défoulatoire et catharsisante avec des flots de pousse-au-crime, de la musique, de la sueur, des déhanchés hasardeux, du monde au balcon et des mains baladeuses.
J'ai réussi à la convaincre de m'accompagner.
Ce soir-là, en passant la chercher, j'ai brutalement régressé au stade primaire, avec des poils, des silex et un gourdin, en découvrant la robe au décolleté plus que plongeant dont elle s'était parée pour la soirée. J'ai dû penser à Yvette Horner pour faire disparaître rapidement l'infernale érection qui menaçait mon sens de l'équilibre.
Aussitôt arrivés - sous les regards envieux de quelques copains qui, d'un coup, me détestaient - j'ai proposé à la belle bergère un petit rafraîchissement qu'elle s'est empressée d'accepter. J'en avais du reste bien besoin moi aussi ; quelle chaleur il faisait là-dedans !
Devant les multiples choix d'un bar long comme une journée sans blog, elle a opté pour un verre d'Orangina. (A l'époque, une fille ne buvant pas d'alcool était chez moi un critère de sélection ; ce qu'on est bête à 17 ans !) Ni une ni deux, je me suis emparé de la bouteille que j'ai ouverte d'un geste viril et décidé.
...
Si un jour je tiens entre mes mains l'infâme trou-du-cul qui avait, peu de temps auparavant, joué des maracas avec ladite bouteille, je le transforme en puzzle, avec tellement de pièces que même sa mère ne pourra pas le reconstituer.
Car ma délicieuse cavalière était repeinte en pulpe jaune de la tête aux pieds, ce qui, à mon grand étonnement, n'eût pas l'heur de lui plaire. J'ai bien failli lui dire qu'elle était déjà très pulpeuse avant, mais devant ses yeux furibonds j'ai préféré m'abstenir.
Le reste fut un grand vide embrumé de vapeurs d'alccol, dans lequel je distingue encore aujourd'hui, une déesse accidentellement ointe ne m'adressant plus du tout la parole à l'exception de quelques grognements peu amènes, une meute de sourires narquois partout où je me trouvais, mon visage pourpre de honte dans le miroir des toilettes pour filles (celles des mâles étant durablement squattées par un couple plein de vigueur), des verres enfilés les uns à la suite des autres et une fin de soirée assis dehors, avec mon pote Néric (qui avait dû fuir les avances d'une grande blonde un peu niaise nommée Aurore mais qu'on avait rebaptisée "Crépuscule" ; ce qu'on est cruel quand on a 17 ans !) à disserter sur le sens de la vie, sur notre no future sentimental et sur la complexité de la relation filles-garçons.
Puis j'ai fini par ramener chez elle l'ondine, qui sentait fort l'orange gazeuse, sans échanger le moindre mot ni le moindre baiser, aussi chaste fut-il. Nous nous sommes souhaités bonne nuit un peu froidement, j'ai regardé une dernière fois les moutons d'un oeil hagard et triste, et je ne l'ai jamais revue. Je ne suis repassé qu'une seule fois près de chez elle ; ils avaient installé un dos d'âne devant le parc à moutons.
Je n'ai plus jamais bu d'Orangina.
Bubba Elvis
Aujourd'hui, il paraît qu'on fête l'anniversaire de la mort du King. Ridicule. Tout le monde sait qu'Elvis est vivant et qu'il coule des jours heureux dans une maison de retraite du Texas profond, en compagnie du président J. F. Kennedy.
Enfin, "jours heureux"... Pas tout-à-fait, parce qu'il y a une connerie de momie égyptienne qui essaie de lui voler son âme. Heureusement qu'il en faut plus pour abattre le King, même à son âge !
Bientôt la rentrée !
Grâce à la sympatique Morgane, je sais enfin dans quelle maison je vais me retrouver à la rentrée : tu vas aller à C'est très bien. J'adore le bleu marine. (Au fait, pour les curieux, on trouve le test ici.) |
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11 août 2007
Il n'est jamais trop Tardis !
Pour mon anniversaire, une amie qui me veut du bien m'a offert une drôle de petite boîte bleue...
Eh oui, vous ne rêvez pas, c'est bien une reproduction miniature du TARDIS, le vaisseau spatio-temporel d'un Seigneur du Temps bien connu (enfin, surtout chez les Anglais) :

Grande est ma joie, totale est ma gratitude.
Malheureusement, ce genre de journée n'amène pas que des bonnes surprises. Il est, par exemple, des SMS qui ont l'étrange faculté de faire surgir du passé les plus douloureux fantômes...
Et pour tout arranger, voilà ce que j'ai trouvé sur ma manche :

L'oiseau tombé du nid. Malheureusement, la couvée est nombreuse et ses petits frères (comme chantait Renaud) sont bien accrochés, eux.
Avec toutes ces belles surprises, on se retrouve avec l'envie furieuse de fuir ce monde, d'aller voir ailleurs si on y est. Tiens, dans une autre galaxie par exemple. C'est bien, ça, une autre galaxie. C'est encore un peu trop proche à mon goût, mais bon...
Je crois que j'ai besoin de vacances.
















