18 mai 2008
Les héros ne meurent jamais...
Eeeeh oui, désormais, la suite se passe ici (cliquer sur l'image) :
20 octobre 2007
Litteul Ffolkes
L'ami Balafenn - j'adore ce que fait ce garçon, et pas uniquement parce qu'il vit dans l'un des plus beaux endroits du monde - a fait suivre une chaîne pour le moins terrifiante : "Montre une photo de toi gamin". Comme il a eu le bon goût de ne point me la refiler (la chaîne, hein, pas la photo), j'y participe bien volontiers.
Tadaaaaaaaaaaaam !!!

Et je me souviens avec émotion des pulls de ma grand-mère, véritable Molly Weasley à ses heures...
EDIT (et Marcel) : Un grand merci à Jean-Michel Ucciani pour son joli cadeau : une frimousse (version française de l'émoticon québécois, autrement dit du smiley) personnelle rien que pour moi. Je suis donc fier de vous présenter :
L'émoptitcon du Dr Ffolkes :

16 août 2007
"Avec le froid qu'il fait, mieux vaut prendre une veste !" (Mon tailleur)
Le délicat Mike a lancé sur son blog un petit jeu ("Autant en emporte le vent") qui consiste à narrer sa plus belle veste sentimentale. Comme il n'y a rien à gagner, on peut estimer que c'est uniquement pour la gloire, la presse people et l'amusement du peuple. Par masochisme aussi, sûrement.
Comme aujourd'hui je suis d'humeur ludique, je vais faire un bref voyage dans le passé et revivre avec vous des événements peu glorieux qui refusent obstinément de disparaître dans les oubliettes de ma mémoire.
C'était donc il y a bien longtemps...
Elle avait un tour de poitrine à faire damner tout un panthéon, et ce cadeau divin rayonnait dans la plus charmante vivacité de sa jeunesse. Et elle s'appelait N.
Mais pour mes parents, c'était la "fille du parc à moutons". Parce qu'allez savoir pourquoi, en pleine ville, devant chez les siens (de parents), il y avait un parc à moutons. Même pas à eux. Il était juste planté là, ce parc, devant ses fenêtres. Et mes parents avaient le sens de la formule. Mais moi, je m'en secouais les joyeuses, parce que j'en étais un peu namoureux, de la fille du parc à moutons, même que je trouvais ça drôlement mignon parce que ça me faisait penser à La bergère et le ramoneur. C'était bô. C'était romantique. C'était tout moi à l'époque.
Cela faisait des mois que je lui tournais autour comme la mouche avec un pot de confiture de groseilles, allant jusqu'à trouver vââââââââchement bien Jean-Jacques Goldman uniquement parce qu'elle en était fana.
Et puis un jour est arrivée L'OCCASION : la fête qui venait clôturer les épreuves du bac. Une orgie défoulatoire et catharsisante avec des flots de pousse-au-crime, de la musique, de la sueur, des déhanchés hasardeux, du monde au balcon et des mains baladeuses.
J'ai réussi à la convaincre de m'accompagner.
Ce soir-là, en passant la chercher, j'ai brutalement régressé au stade primaire, avec des poils, des silex et un gourdin, en découvrant la robe au décolleté plus que plongeant dont elle s'était parée pour la soirée. J'ai dû penser à Yvette Horner pour faire disparaître rapidement l'infernale érection qui menaçait mon sens de l'équilibre.
Aussitôt arrivés - sous les regards envieux de quelques copains qui, d'un coup, me détestaient - j'ai proposé à la belle bergère un petit rafraîchissement qu'elle s'est empressée d'accepter. J'en avais du reste bien besoin moi aussi ; quelle chaleur il faisait là-dedans !
Devant les multiples choix d'un bar long comme une journée sans blog, elle a opté pour un verre d'Orangina. (A l'époque, une fille ne buvant pas d'alcool était chez moi un critère de sélection ; ce qu'on est bête à 17 ans !) Ni une ni deux, je me suis emparé de la bouteille que j'ai ouverte d'un geste viril et décidé.
...
Si un jour je tiens entre mes mains l'infâme trou-du-cul qui avait, peu de temps auparavant, joué des maracas avec ladite bouteille, je le transforme en puzzle, avec tellement de pièces que même sa mère ne pourra pas le reconstituer.
Car ma délicieuse cavalière était repeinte en pulpe jaune de la tête aux pieds, ce qui, à mon grand étonnement, n'eût pas l'heur de lui plaire. J'ai bien failli lui dire qu'elle était déjà très pulpeuse avant, mais devant ses yeux furibonds j'ai préféré m'abstenir.
Le reste fut un grand vide embrumé de vapeurs d'alccol, dans lequel je distingue encore aujourd'hui, une déesse accidentellement ointe ne m'adressant plus du tout la parole à l'exception de quelques grognements peu amènes, une meute de sourires narquois partout où je me trouvais, mon visage pourpre de honte dans le miroir des toilettes pour filles (celles des mâles étant durablement squattées par un couple plein de vigueur), des verres enfilés les uns à la suite des autres et une fin de soirée assis dehors, avec mon pote Néric (qui avait dû fuir les avances d'une grande blonde un peu niaise nommée Aurore mais qu'on avait rebaptisée "Crépuscule" ; ce qu'on est cruel quand on a 17 ans !) à disserter sur le sens de la vie, sur notre no future sentimental et sur la complexité de la relation filles-garçons.
Puis j'ai fini par ramener chez elle l'ondine, qui sentait fort l'orange gazeuse, sans échanger le moindre mot ni le moindre baiser, aussi chaste fut-il. Nous nous sommes souhaités bonne nuit un peu froidement, j'ai regardé une dernière fois les moutons d'un oeil hagard et triste, et je ne l'ai jamais revue. Je ne suis repassé qu'une seule fois près de chez elle ; ils avaient installé un dos d'âne devant le parc à moutons.
Je n'ai plus jamais bu d'Orangina.
10 août 2007
Dîtes 32...
Il y a de cela quelques trente-deux années terrestres, pile-poil, je poussais mon premier ouin. Un ouin régulier, bien frappé, ample et efficace. Un ouin de ouineur. Malheureusement je ne m'en souviens plus. Pas plus que je ne me souviens de m'être - immédiatement après - copieusement soulagé sur la blouse immaculée du médecin accoucheur. Déjà à l'époque je devais avoir un problème avec les uniformes. Cela aussi a beaucoup changé.
Je ne vais pas faire un bilan, puisque le meilleur reste à venir.
Enfin je crois...
Enfin, j'espère !
Non, c'est un simple état de fait. Il y a environ 11 680 jours, Dame Nature estimait que j'étais apte au service, que j'avais assez enquiquiné Madame Mère intra-muros et que, désormais, j'avais gagné le droit de lui rendre la vie infernale dans le vrai monde du dehors.
Pressé, donc, par des impératifs biologiques, j'ai toutefois pris soin de choisir mon heure et d'être démoulé à 16h00 précises, heure bénie du goûter, un dimanche après-midi à l'heure de l'École des fans, prouvant ainsi que j'avais in utero parfaitement intégré l'idée qu'après l'effort vient le réconfort.
Quant à mon père et néanmoins géniteur, j'imagine un peu sa trombine perplexe en prenant dans ses grandes mains ce "cadeau" improbable, surgi du néant neuf mois tout ronds après son propre anniversaire...
Bon, allez, encore un an et vous pourrez m'appeler Jésus !
Mais ce ne sera pas encore pour cette année, eh eh eh !!!
Et j'en profite pour remercier mon père et ma mère sans qui, bien évidemment, je ne serais pas là...
07 août 2007
Requiem pour un tonton
Souviens-toi.
Souviens-toi de ce 27 de mai.
Un jour, je pourrai dire à mes petits-enfants : "J'en étais".
J'étais de ces gamins turbulents qui se sont lancés un jour, sur le ouèbe, dans une invraisemblable croisade, héroïque et sans espoir, et qui sont désormais connus et redoutés sous ce nom de guerre : "Les Tontons".
Qui sont-ils ? Qui sommes-nous ?
Nous sommes comme le morpion - notre totem - collant aux poils des blogueurs niaiseux aux idées nauséabondes, les grattant, les démangeant jusqu'à ce qu'ils crient grâce ou nous envoient peu aimablement nous faire voir chez les Grecs. Car nous avons un fol espoir (souvent déçu, jamais vaincu) : qu'ils cessent enfin de polluer cette blogosphère qu'ils salissent en paluchant leur ego disproportionné, triste et dénué de second degré.
Nous sommes partis à quelques-uns, une poignée de résistants opérant à visage couvert, sabordant, minant, barbouillant les blogs niais. Et bientôt nous fûmes rejoints par de nouveaux comploteurs et comploteuses.
Aujourd'hui, nous sommes légion. Mais moi je vais retourner dans l'ombre, satisfait de l'oeuvre accomplie, car il est temps. Oui, il est temps de reprendre Kouigna-Man et de partir pour de nouveaux voyages blogosphériques.
Mais rien ne sera plus comme avant.

J COMME JUSTICIA !!!
Et voici un petit indice pour vous aider à retrouver quel tonton cachait votre docteur bien-aimé :
21 juin 2007
Je suis un mutant
C'est officiel, ça y est, je mute.
Comme une ironie, c'est au moment où j'envisageais sérieusement de me reconvertir qu'on m'offre un poste franchement plus intéressant.
Je fais un gigantesque bond de 6,5 km vers l'ouest, ce qui me donne le secret espoir d'être un premier pas vers le rapprochement océanique. Tenez, rien que de l'écrire, je sens déjà les embruns.
Je vais donc prochainement intégrer une équipe plus petite, féminine à 100%, avec davantage de responsabilités. (Quel est le plaisantin qui vient de crier "Au fou !" ?) Il est vrai que, vue la moyenne d'âge, je risque de découvrir les joies des réunions Tupperware...
"Mais responsable de quoi exactement ?", ne manquerez-vous pas de me demander, bande de petits curieux ! Eh bin, responsable du fonds de DVD, avec une thématique privilégiée dans les "films de l'étrange".
Et ça, bin c'est GE-NIAL ! A moi les films de la Hammer avec Peter Cushing, Christopher Lee, Vincent Pryce, Bela Lugosi ou Boris Karloff ! A moi la collection complète des Godzilla ! A moi John Carpenter, George A. Romero et Max Pécas !
Mais en fait, ce ne sera que la moitié de ma fonction. L'autre consistera vraisemblablement à gérer les collections de BD... Et là je ne dirai qu'un mot : YEAHOUHALALAPOUETPOUETYESYESYESYOUPIEXTRAMEGAGENIALRHÂÂÂJEJOUIS!!!
Adieu donc ce fascinant secteur où, pendant presque deux ans, j'ai traité des ouvrages aussi ludiques et épanouissants que ceux-ci :
Bon, ben je vous laisse, il faut que j'aille jouer à l'Euromillions.
Mais je ne partirai pas sans ce clin d'oeil affectueux pour Miss Ciguë (que j'embrasse) :

(Extrait de "Le gang Mazda accélère" par Tome et Darasse - Dupuis, 1995)
20 juin 2007
Dans la Marine un jour...
... dans la Marine toujours, selon l'adage.
Bon, je n'ai pas grand'chose à raconter en ce moment, alors je dépoussière de vieilles histoires, que mon récent séjour breton a remontées à la surface.
Alors je me souviens, oui, je me souviens...
Un jour, il y a fort fort longtemps, j'ai fichu les pieds dans un CIO. Involontairement, c'est grâce à eux que ma vie a changé. Trèèèèès involontairement.
Un CIO (ndr : Centre d'Information et d'Orientation), c'est un bureau poussiéreux où s'entassent des revues périmées expliquant par A+B que le métier d'agent de police est passionnant, bien que réservé à des individus de plus de 170 cm (ET là, moi je crie au racisme ! Même si, en même temps, je m'en fous un peu...). On y est accueilli par des gens très très gentils, souvent un peu vieux vieux, mais bon, on se dit que eux, au moins, c'est pas comme les parents, ils ont de l'EXPERIENCE. Et en plus, certains sont à moitié psy, alors...
Alors, un beau jour, excédé par la litanie des cours et des examens, qu'on soit lycéen acnéïque (ta mère) ou étudiant (poil aux dents - merci Renaud) alcoolo-glandouilleur, on pousse tous, fatalement, la porte branlante d'un CIO.
J'étais l'un de ces facqueux alcoolo-glandouilleurs et, après trois ans de bons et loyaux services j'estimais que j'avais gagné le droit de pousser ladite porte et d'entrer enfin dans le monde réel de la vie active (Parce qu'avant, c'est bien connu, t'en branle pas une...). Sauf que la vie active, je ne savais pas par quel bout l'attaquer. D'où le CIO. J'ai fouillé, farfouillé, compulsé, consulté, dérangé, empilé, noté, raturé, photocopié... et, au final, de guerre lasse, je me suis résigné à demander l'aide d'une conseillère centenaire (elle, elle devait en savoir plein plein des bons trucs). Elle m'a gentiment ramené à ce que j'avais déjà fouillé, farfouillé, compulsé, consulté, dérangé, empilé, noté, raturé, photocopié. Stupeur. Mêlée à une certaine incrédulité. J'ai bredouillé que j'avais déjà fait le tour, et plusieurs fois, et que je n'avais rien trouvé. Elle rétorqua que j'avais mal cherché. Logique. J'ai donc de nouveau fouillé, farfouillé, compulsé, consulté, dérangé, empilé, noté, raturé, photocopié. Sans plus de résultat.
Je m'en ouvre à l'hôtesse caduque. Qui m'assène, péremptoire : "Alors, c'est qu'il n'y a rien !"
RIEN.
Le vide absolu, le néant total, l'inanité abyssale.
Trois ans de fac... pour ça ?
J'ai failli atomiser la con-seillère, mais je me suis retenu, rapport à son grand âge. Et je suis ressorti du lieu maudit, le coeur vide, l'esprit embrumé, le désespoiromètre au beau fixe.
Dans la rue, pas loin, mes yeux se sont posés par hasard sur une enseigne : "Marine nationale". Mon coeur a fait un bon dans ma vaste poitrine, mon sang a recommencé à circuler, mes racines celtes avaient soif à nouveau. J'y suis entré comme un diable sortant de sa boîte, et tombais nez à nez avec un sergent recruteur (Je n'appris que plus tard qu'on appelait ça, fort justement, un "premier maître") moustachu et fort en gueule. Il me dévisagea avec le regard d'un homme qui sait jauger les schtroumpfs dans mon genre au premier coup d'oeil :
"Qu'est-ce qui veut, le jeune homme ?
- Y veut s'engager.
- Ah ? Et il a quoi, comme formation ?
- Une licence.
- IV ? (Mouarf, ouarf, ouarf !)
- Non, une licence d'Histoire.
- ...
- Euh, ben si, c'est vrai.
- Et ben, c'est pas gagné."
Certes non. On a parlé longtemps. De mes motivations, des possibilités, des concours, de son parcours... Des hommes comme lui, j'allais en rencontrer (plein) d'autres : francs, massifs, fiers... et généreux. Celui-là aurait pu couper court, me prendre par la peau du derrière et me jeter dehors comme un alcoolique de saloon. Il ne l'a pas fait. Il m'a dit de prendre du temps, de réfléchir, de "tester" le milieu en faisant une préparation militaire marine, je finirais bien par prendre ma décision ensuite, en connaissance de cause.
J'ai rempli un dossier. Le premier. Quelques temps plus tard, je touchais mon premier pompon rouge.
J'ai quand même fini cette p*** de fac, je ne sais plus pourquoi, par facilité ou pour faire plaisir aux parents peut-être. Deux ans plus tard, donc, je débarquais par le train de nuit à Lorient. Au petit matin, habillé en pingouin, beau comme à la parade malgré ma nuit dans le train à bidasses, j'atteignais la rue de la Cale Ory (Tout jeu de mots sur le nom de cette rue serait malvenu, car un peu lourd). Au loin se profilaient les plus belles années de ma vie.
Le virus de la mer, des escales aux pubs avec les copains (notamment ceux du bagad), de la vie "à bord", des promenades romantiques sur la plage en hiver... ce virus m'a vite contaminé. Il est toujours là, même si, un jour, par amour et par naïveté, j'ai posé sac à terre. Ce jour-là je m'en souviens comme d'une blessure ; je n'ai pas pu retenir mes larmes en passant l'aubette. Il y a des décisions qu'on regrette toute une vie.
Je me souviens vaguement d'avoir été militaire. Mais j'ai été, je suis et je resterai un marin.
12 juin 2007
Dans notre grande série...
Allez, celui-là, je ne vous l'avez pas encore fait... (et ça me fait une note pas chère, n'est-ce pas Miss Ciguë ?)
Quel héros de série télé es-tu ?
J'ADORE QU'UN PLAN SE DEROULE SANS ACCROC, Mouhahaha !!!
Transmutation !
(Ou l'histoire d'un mec qui a un peu trop regardé X-Or et un peu trop lu de comics quand il était petit...)
J'ai demandé une mutation.
Oui, je suis comme ça. Je me suis planté devant ma cheftaine et je lui ai dit : "Je veux muter !"
Puis j'ai quand même ajouté que je voulais un poste avec des responsabilités dedans. Jusque-là, je crois qu'elle n'était pas contre. C'est seulement lorsque je lui ai précisé que je voulais aussi devenir bleu, musclé, super souple et avoir le poil long et soyeux que les choses se sont un petit peu corsées. Bah ! Ça ne coûtait rien d'essayer...
Quoi qu'il en soit, réponse dans une quinzaine de jours. En attendant, je vais aller bouquiner un peu...
31 mai 2007
?
Dans la grande tradition des tests à la con qui circulent sur le ouèbe, je me suis amusé à faire celui-ci : "Quel super-vilain êtes-vous ?"
Et je dois avouer que je ne suis pas déçu du résultat :
You are Riddler
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