24 août 2007
One degree a week keeps the doctor away (tiens, ça ne rime plus !)
Mes agneaux, mes gazelles, mes lectrices et lecteurs chéris,
-stop-
Je vous abandonne pendant une petite semaine -stop-
Une affaire de la plus haute importance à régler quelque part entre la France et la Suisse -stop-
Espère vous retrouver intacts à mon retour -stop-
Bien à vous -stop-
Votre docteur -stop-
Nebulosus Ffolkes -stop-
-stop- -stop-
Bon, en fait, pour tout vous dire, je rejoins le centre de formation de la Croix-rouge pour passer un ultime diplôme, celui qui me permettra (si je l'obtiens, évidemment) de former les équipiers secouristes qui, demain, peut-être, viendront vous porter secours. Si je réussis, j'aurais atteint le dernier objectif que je m'étais fixé dans ce domaine. C'est vous dire si je ne ressens aaaaaaaaaaaaaaaabsolument aucune pression...
En attendant, prenez soin de vous. Je vous embrasse (allez hop ! Tournée généreuse !).
Et soyez sages, hein, je vous ai à l'oeil ! (Et même les deux)

16 août 2007
"Avec le froid qu'il fait, mieux vaut prendre une veste !" (Mon tailleur)
Le délicat Mike a lancé sur son blog un petit jeu ("Autant en emporte le vent") qui consiste à narrer sa plus belle veste sentimentale. Comme il n'y a rien à gagner, on peut estimer que c'est uniquement pour la gloire, la presse people et l'amusement du peuple. Par masochisme aussi, sûrement.
Comme aujourd'hui je suis d'humeur ludique, je vais faire un bref voyage dans le passé et revivre avec vous des événements peu glorieux qui refusent obstinément de disparaître dans les oubliettes de ma mémoire.
C'était donc il y a bien longtemps...
Elle avait un tour de poitrine à faire damner tout un panthéon, et ce cadeau divin rayonnait dans la plus charmante vivacité de sa jeunesse. Et elle s'appelait N.
Mais pour mes parents, c'était la "fille du parc à moutons". Parce qu'allez savoir pourquoi, en pleine ville, devant chez les siens (de parents), il y avait un parc à moutons. Même pas à eux. Il était juste planté là, ce parc, devant ses fenêtres. Et mes parents avaient le sens de la formule. Mais moi, je m'en secouais les joyeuses, parce que j'en étais un peu namoureux, de la fille du parc à moutons, même que je trouvais ça drôlement mignon parce que ça me faisait penser à La bergère et le ramoneur. C'était bô. C'était romantique. C'était tout moi à l'époque.
Cela faisait des mois que je lui tournais autour comme la mouche avec un pot de confiture de groseilles, allant jusqu'à trouver vââââââââchement bien Jean-Jacques Goldman uniquement parce qu'elle en était fana.
Et puis un jour est arrivée L'OCCASION : la fête qui venait clôturer les épreuves du bac. Une orgie défoulatoire et catharsisante avec des flots de pousse-au-crime, de la musique, de la sueur, des déhanchés hasardeux, du monde au balcon et des mains baladeuses.
J'ai réussi à la convaincre de m'accompagner.
Ce soir-là, en passant la chercher, j'ai brutalement régressé au stade primaire, avec des poils, des silex et un gourdin, en découvrant la robe au décolleté plus que plongeant dont elle s'était parée pour la soirée. J'ai dû penser à Yvette Horner pour faire disparaître rapidement l'infernale érection qui menaçait mon sens de l'équilibre.
Aussitôt arrivés - sous les regards envieux de quelques copains qui, d'un coup, me détestaient - j'ai proposé à la belle bergère un petit rafraîchissement qu'elle s'est empressée d'accepter. J'en avais du reste bien besoin moi aussi ; quelle chaleur il faisait là-dedans !
Devant les multiples choix d'un bar long comme une journée sans blog, elle a opté pour un verre d'Orangina. (A l'époque, une fille ne buvant pas d'alcool était chez moi un critère de sélection ; ce qu'on est bête à 17 ans !) Ni une ni deux, je me suis emparé de la bouteille que j'ai ouverte d'un geste viril et décidé.
...
Si un jour je tiens entre mes mains l'infâme trou-du-cul qui avait, peu de temps auparavant, joué des maracas avec ladite bouteille, je le transforme en puzzle, avec tellement de pièces que même sa mère ne pourra pas le reconstituer.
Car ma délicieuse cavalière était repeinte en pulpe jaune de la tête aux pieds, ce qui, à mon grand étonnement, n'eût pas l'heur de lui plaire. J'ai bien failli lui dire qu'elle était déjà très pulpeuse avant, mais devant ses yeux furibonds j'ai préféré m'abstenir.
Le reste fut un grand vide embrumé de vapeurs d'alccol, dans lequel je distingue encore aujourd'hui, une déesse accidentellement ointe ne m'adressant plus du tout la parole à l'exception de quelques grognements peu amènes, une meute de sourires narquois partout où je me trouvais, mon visage pourpre de honte dans le miroir des toilettes pour filles (celles des mâles étant durablement squattées par un couple plein de vigueur), des verres enfilés les uns à la suite des autres et une fin de soirée assis dehors, avec mon pote Néric (qui avait dû fuir les avances d'une grande blonde un peu niaise nommée Aurore mais qu'on avait rebaptisée "Crépuscule" ; ce qu'on est cruel quand on a 17 ans !) à disserter sur le sens de la vie, sur notre no future sentimental et sur la complexité de la relation filles-garçons.
Puis j'ai fini par ramener chez elle l'ondine, qui sentait fort l'orange gazeuse, sans échanger le moindre mot ni le moindre baiser, aussi chaste fut-il. Nous nous sommes souhaités bonne nuit un peu froidement, j'ai regardé une dernière fois les moutons d'un oeil hagard et triste, et je ne l'ai jamais revue. Je ne suis repassé qu'une seule fois près de chez elle ; ils avaient installé un dos d'âne devant le parc à moutons.
Je n'ai plus jamais bu d'Orangina.
Bubba Elvis
Aujourd'hui, il paraît qu'on fête l'anniversaire de la mort du King. Ridicule. Tout le monde sait qu'Elvis est vivant et qu'il coule des jours heureux dans une maison de retraite du Texas profond, en compagnie du président J. F. Kennedy.
Enfin, "jours heureux"... Pas tout-à-fait, parce qu'il y a une connerie de momie égyptienne qui essaie de lui voler son âme. Heureusement qu'il en faut plus pour abattre le King, même à son âge !
Bientôt la rentrée !
Grâce à la sympatique Morgane, je sais enfin dans quelle maison je vais me retrouver à la rentrée : tu vas aller à C'est très bien. J'adore le bleu marine. (Au fait, pour les curieux, on trouve le test ici.) |
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11 août 2007
Il n'est jamais trop Tardis !
Pour mon anniversaire, une amie qui me veut du bien m'a offert une drôle de petite boîte bleue...
Eh oui, vous ne rêvez pas, c'est bien une reproduction miniature du TARDIS, le vaisseau spatio-temporel d'un Seigneur du Temps bien connu (enfin, surtout chez les Anglais) :

Grande est ma joie, totale est ma gratitude.
Malheureusement, ce genre de journée n'amène pas que des bonnes surprises. Il est, par exemple, des SMS qui ont l'étrange faculté de faire surgir du passé les plus douloureux fantômes...
Et pour tout arranger, voilà ce que j'ai trouvé sur ma manche :

L'oiseau tombé du nid. Malheureusement, la couvée est nombreuse et ses petits frères (comme chantait Renaud) sont bien accrochés, eux.
Avec toutes ces belles surprises, on se retrouve avec l'envie furieuse de fuir ce monde, d'aller voir ailleurs si on y est. Tiens, dans une autre galaxie par exemple. C'est bien, ça, une autre galaxie. C'est encore un peu trop proche à mon goût, mais bon...
Je crois que j'ai besoin de vacances.
10 août 2007
Dîtes 32...
Il y a de cela quelques trente-deux années terrestres, pile-poil, je poussais mon premier ouin. Un ouin régulier, bien frappé, ample et efficace. Un ouin de ouineur. Malheureusement je ne m'en souviens plus. Pas plus que je ne me souviens de m'être - immédiatement après - copieusement soulagé sur la blouse immaculée du médecin accoucheur. Déjà à l'époque je devais avoir un problème avec les uniformes. Cela aussi a beaucoup changé.
Je ne vais pas faire un bilan, puisque le meilleur reste à venir.
Enfin je crois...
Enfin, j'espère !
Non, c'est un simple état de fait. Il y a environ 11 680 jours, Dame Nature estimait que j'étais apte au service, que j'avais assez enquiquiné Madame Mère intra-muros et que, désormais, j'avais gagné le droit de lui rendre la vie infernale dans le vrai monde du dehors.
Pressé, donc, par des impératifs biologiques, j'ai toutefois pris soin de choisir mon heure et d'être démoulé à 16h00 précises, heure bénie du goûter, un dimanche après-midi à l'heure de l'École des fans, prouvant ainsi que j'avais in utero parfaitement intégré l'idée qu'après l'effort vient le réconfort.
Quant à mon père et néanmoins géniteur, j'imagine un peu sa trombine perplexe en prenant dans ses grandes mains ce "cadeau" improbable, surgi du néant neuf mois tout ronds après son propre anniversaire...
Bon, allez, encore un an et vous pourrez m'appeler Jésus !
Mais ce ne sera pas encore pour cette année, eh eh eh !!!
Et j'en profite pour remercier mon père et ma mère sans qui, bien évidemment, je ne serais pas là...
08 août 2007
On peut être fauché... et honnête !
Pour en finir avec une certaine note...

Bin là, au moins, c'est clair.
Mais faut-il donner ? Qu'en pensez-vous ?
(Toute ressemblance avec un certain débat n'est ni fortuite, ni voulue, mais inévitable, et ne saurait être considérée au premier degré...)
07 août 2007
Requiem pour un tonton
Souviens-toi.
Souviens-toi de ce 27 de mai.
Un jour, je pourrai dire à mes petits-enfants : "J'en étais".
J'étais de ces gamins turbulents qui se sont lancés un jour, sur le ouèbe, dans une invraisemblable croisade, héroïque et sans espoir, et qui sont désormais connus et redoutés sous ce nom de guerre : "Les Tontons".
Qui sont-ils ? Qui sommes-nous ?
Nous sommes comme le morpion - notre totem - collant aux poils des blogueurs niaiseux aux idées nauséabondes, les grattant, les démangeant jusqu'à ce qu'ils crient grâce ou nous envoient peu aimablement nous faire voir chez les Grecs. Car nous avons un fol espoir (souvent déçu, jamais vaincu) : qu'ils cessent enfin de polluer cette blogosphère qu'ils salissent en paluchant leur ego disproportionné, triste et dénué de second degré.
Nous sommes partis à quelques-uns, une poignée de résistants opérant à visage couvert, sabordant, minant, barbouillant les blogs niais. Et bientôt nous fûmes rejoints par de nouveaux comploteurs et comploteuses.
Aujourd'hui, nous sommes légion. Mais moi je vais retourner dans l'ombre, satisfait de l'oeuvre accomplie, car il est temps. Oui, il est temps de reprendre Kouigna-Man et de partir pour de nouveaux voyages blogosphériques.
Mais rien ne sera plus comme avant.

J COMME JUSTICIA !!!
Et voici un petit indice pour vous aider à retrouver quel tonton cachait votre docteur bien-aimé :
05 août 2007
L'Ankou... fin.
Bon, allez, hop, ça y est, c'est fini ! Bon débarras !
02 août 2007
L'Ankou vert II les défit
Vous l'attendiez tous. Voici la suite des aventures de l'Ankou vert.
















