22 mars 2007
Ah elle est belle la genèse !
Oui, je sais, ça ne se fait pas. On ne lance pas un blog comme ça, là, hop ! pour tout-de-suite après agiter les compas direction les vacances.
Eh ben si, moi je peux. Parce que c'est MON blog, et que je fais CE QUE JE VEUX !
Ne bougez pas, je reviens dans une grosse semaine.
@ bientôt, fidèles lecteurs que je n'ai pas encore !
21 mars 2007
Kraken, le survivant !
Quand mon ami Néric est parti d'ici pour atterrir là, j'ai hurlé à la trahison. Comment pouvait-il changer de camp et m'abandonner en ces lieux complexes, moi qui - sur ses précieux conseils - venais à peine (à grand peine, d'ailleurs !) d'y faire mes premiers pas ?
Et puis j'ai fini par comprendre.
J'avais donc créé un blog. C'était ma créature et j'étais le docteur Frankenstein. Comme - jusqu'alors - ma renommée littéraire se limitait à quelques menues critiques ciné, je reprenais du service avec un concept (en un ou deux mots, c'est selon) débordant d'originalité : un voyage au coeur de 80 films, taillant au passage mon steak dans la viande à peine faisandée de feu Jules Verne.
Mais le "concept" en question devait bien vite être mis à mal par ma boulimie grandissante de textes, dessins, liens et autres extraits vidéo qui éclairent un quotidien professionnel aussi enthousiasmant qu'une nuit d'orgie avec la reine d'Angleterre. Pendant quelques heures volées au service de la collectivité (qui en a un peu rien à cirer), je partais à l'aventure dans la jungle ouébienne, à la recherche du mystérieux petit peuple des blogueurs. Lesquels semblaient peu enclins à communiquer avec moi, à la notable exception de quelques fidèles que je bénis au passage. Et c'est là, au milieu de cet enchevêtrement de doutes que la lumière s'est faite.
Mon ennemi était à côté de moi. Pire, il m'hébergeait !
Ce monsieur Spacelivemachinchose rendait le parcours des petits mots doux si difficile que bon nombre d'amis potentiels (et peut-être même quelques trolls) ne pouvaient jouir du bonheur de commenter mes âneries (de me voir si belle en ce miroir). Je conçois parfaitement que devoir s'inscrire quelque part pour pouvoir parler librement puisse être assimilé à se retrouver fiché au grand banditisme. Aussi n'en pris-je pas ombrage et décidais-je de migrer sous de nouveaux cieux.
Cédant donc finalement aux sirènes - dont celles, bien connues, du port d'Alexandrie - je viens chercher amour, gloire et fortune ici, en y déversant le plus régulièrement possible le contenu de ce gigantesque portnaouak qui constitue mon univers.





